Loiret Agricole et Rural 19 juin 2014 à 10h12 | Par Le Loiret agricole et rural

Manifestation - Manifestation - Stop aux contraintes! Manger français demain ? Mobilisation le 24 juin

Action nationale, le mardi 24 juin, pour dire stop aux contraintes et aux mesures absurdes.

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- © FDSEA archives

L’ensemble des agriculteurs ont entendu parler des traitements de nuits ou encore de l’interdiction de traiter à une distance de 200 m des lieux publics et des habitations. Si, dans les suites des déclarations de Mme Ségolène Royal et des amendements des sénateurs, toute utilisation de phytos était interdite à 200 m autour des habitations, des écoles, des parcs…, 13 millions d’hectares sortiraient de la production agricole en France!

La FDSEA du Loiret a fait parvenir à l’ensemble de ses adhérents un argumentaire leur permettant d’intervenir auprès de leur maire pour les sensibiliser à ce sujet et les inciter à remonter leurs inquiétudes auprès des parlementaires du département. La FDSEA va également rencontrer des parlementaires le vendredi 20 juin. L’objectif étant de communiquer sur cette affaire pour  la fin du mois puisque les  débats en Commission des Affaires Economiques de l’Assemblée Nationale auront lieu les 24 et 25 juin prochains et en Séance Publique les 17 et 18 juillet 2014. Il faut présenter les bonnes pratiques qui sont bien souvent déjà mises en place ou qu’il est possible de mettre en place comme des buses anti-dérives, ne pas traiter en présence d’enfants à l’école, qui est une mesure de bon sens. Mais interdire la culture sur des milliers d’hectares, voire des millions d’hectares, c’est inacceptable! C’est tout un pan de l’économie qui est menacé par ces décisions prises sous la pression de la médiatisation, plutôt que par raisonnement.

Les contraintes administratives et réglementaires s’additionnent chaque jour ; pas une semaine sans une « innovation » qui est un boulet de plus et sans une condamnation d’agriculteurs sur leurs pratiques. Les agriculteurs français sont des gens responsables : ils veulent valoriser la production de leurs territoires et de leurs filières ; ils veulent répondre aux besoins diversifiés des consommateurs ; ils savent produire en respectant l’environnement par leurs bonnes pratiques, par le progrès technique et agronomique et avec du bon sens.

Le calendrier est serré mais nécessaire entre les discussions en cours sur la loi d’avenir et les travaux qui s’intensifient dans les exploitations.

Les modalités pratiques de cette action nationale FNSEA-JA relayée par la FDSEA 45 et les JA 45 seront transmises par sms et mails aux adhérents.

En attendant cette mobilisation, échangez avec les maires de votre commune ! Un argumentaire est disponible sur le site de la FDSEA.

Pour plus d’informations, contactez la FDSEA du Loiret au 02 38 71 91 40

Des arguments pour intervenir auprès des maires !

Les risques pour la santé de la population sont déjà pris en compte lors de la délivrance des autorisations de mises sur le marché des produits phytosanitaires.De nombreux pulvérisateurs sont déjà équipés de buses anti-dérives. L’arrêté ministériel du 12 septembre 2006 relatif à la mise sur le marché et à l’utilisation des produits phytosanitaires impose aux utilisateurs de ces produits de lettre en place des mesures pour éviter leur entraînement hors des parcelles ou des zones traitées. Dans ce cadre, toute pulvérisation ou poudrage est interdite dans des conditions de vent fort ou supérieur à une vitesse de 3 sur l’échelle de Beaufort soit 19 km/h au maximum. Ces zones de non-traitement conduiraient à la création de zones «foyers» de maladies, de ravageurs et d’adventices, qui conduira en outre à une augmentation sensible de l’utilisation de produits phytopharmaceutiques sur les parcelles cultivées. Ce projet est une contradiction avec la loi ALLUR qui vise à éviter l’artificialisation du foncier et à maintenir la surface agricole productive. L’incident de Gironde s’est produit dans de mauvaises conditions de traitement. Les agriculteurs sont responsables et l’ensemble qui respecte les bonnes pratiques ne doit pas payer pour les erreurs de quelques uns. Le gouvernement ne doit pas oublier également qu’un accident est toujours possible : ce n’est pas parce qu’il y a un accident de la route, qu’on interdit la circulation!

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