Loiret Agricole et Rural 04 juillet 2014 à 12h00 | Par Olivier JOLY

La viticulture biologique de l'Orléanais n'apporte pas la preuve de sa rentabilité

Un groupe de viticulteurs réunis au sein d'une association produit du vin AOC : décryptage d'une démarche et de ses résultats économiques.

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Laurent Rabier : « Nous sommes conscients de nos contradictions. » (© Loiret agricole et rural) Le président de l'association prépare du purin d'orties. © Loiret agricole et rural. L'entité fonctionne avec deux salariés employés à plein-temps et soixante vignerons associés ayant chacun un rang de vigne à s'occuper. © Loiret agricole et rural. Le tracteur enjambeur, utilisé pour le désherbage. © Loiret agricole et rural. Deux lames de soixante centimètres : pour le désherbage, elles passent à une hauteur comprise entre deux et cinq centimètres du sol. © Loiret agricole et rural. Une problématique majeure : la commercialisation. © Loiret agricole et rural. Les sept hectares gérés par l’AAAO représentent 10 % des surfaces exploitées par la cave coopérative de Mareau-aux-Prés pour 5 % de la production de cette dernière. © Loiret agricole et rural.

Depuis une dizaine d'années, l'Association pour l'Amitié à l'Argonne et dans l'Orléanais (AAAO) développe une activité viticole. Commentaire de Laurent Rabier, le président de l'entité : « Notre objectif consiste à faire le lien entre la ville et la campagne et la vigne représente un outil. » Mais il en existe d'autres, tel le Programme national alimentaire, qui conduit à la distribution de fruits dans les écoles via l'opération un Fruit à la récré. Dans le département du Loiret, un quart des bénéficiaires de cette action l'est par l'intermédiaire de l'association. « La viticulture est un point qui nous rassemble tous. Quant à l'approche biologique, elle correspondait à un désir personnel de produire autrement : le conventionnel n'étant pas assez rémunérateur, il fallait chercher autre chose. Mais le bio n'apporte pas non plus la preuve de sa rentabilité. Toutefois, notre statut associatif nous permet de bénéficier de subventions. » Sur un budget de 100.000 EUR, la structure reçoit des aides des collectivités locales à hauteur de 50 %. Une manne qui permet de mener un certain nombre d'actions : animations dans le vignoble, distribution de fruits à la récréation, randonnées dans les vignes, etc.

Une soixantaine de cellules familiales exploite sept hectares de vignes. En année normale, les rendements moyens sont de vingt à vingt-cinq hectolitres par hectare. Mais ces derniers exercices, le gel et les divers aléas climatiques ont abouti à des rendements « dérisoires » : dix hectolitres par hectare. « On ne peut pas vivre avec cela » reconnaît Laurent Rabier. La production se compose de cinq mille bouteilles de jus de raisin et de cinq mille bouteilles de vin. Des cuvées Red Bouches : Orléans-Cléry (Appellation d'origine contrôlée) et Pinot Meunier, un vin de France. Prix de vente : 7,20 EUR la bouteille de 75 cl. 5 EUR en conventionnel.

Lire la suite de l'article et les 4 autres pages du dossier Tech&Bio dans la version papier de notre édition du 4 juillet 2014.

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