Loiret Agricole et Rural 28 novembre 2013 à 08h00 | Par Olivier JOLY

Agroéquipement - Kongskilde Industries veut retrouver sa couronne

Nouveau dirigeant, croissance externe et nouveaux produits : le groupe coopératif danois est sur tous les fronts !

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Le transport mécanique de céréales. © DR Fabrice Poirier, directeur général de la filiale française : « Notre objectif consiste à avoir la gamme la plus complète possible. » © DR

« Au mois de mai dernier, nous avons changé de P.-D.G. » déclare Fabrice Poirier, le directeur général de la filiale française de Kongskilde Industries. « Auparavant, nous étions dirigés par un technicien et l'activité recherche et développement dictait la conduite de l'entreprise. D'où, parfois, un décalage entre la production et la demande. Désormais, le groupe est dirigé par une personne qui connaît la relation client et la différence sera visible d'ici environ une année. »

En 2012, le groupe danois a repris JF, un spécialiste de la fenaison (faucheuses, mélangeuses et andaineuses). « Notre objectif consiste à avoir la gamme la plus complète possible : une volonté constante. » Un an plus tôt, c'était Calcialiment, qui fabrique des aliments pour bétail, qui passait sous pavillon scandinave. Et, selon Fabrice Poirier, d'autres opérations de croissance externe ne sont pas à exclure.

« Nous avons la chance d'avoir la DLG, une coopérative à la grosse puissance financière, au-dessus de nous : si des opportunités existent, des choses se feront. Parfois, nous sommes approchés par des constructeurs qui souhaitent céder leur activité : on fait remonter l'information au Danemark. » Mais le dirigeant n'en dit pas davantage pour le moment : « Le monde agricole est restreint et tout le monde se connaît. » Selon les cas, ces acquisitions s'élèvent de quelques centaines de milliers d'euros à « beaucoup plus ».

Une faucheuse sans chauffeur

La stratégie de développement de Kongskilde Industries repose sur deux axes : premièrement, alors que seulement 10 % du chiffre d'affaires de la filiale française sont liés aux exportations, l'objectif est de doubler ce chiffre d'ici deux ans. « Nous avons formé notre personnel aux techniques d'exportations » indique Fabrice Poirier.

Le directeur général poursuit : « Notre société-mère nous donne une liste de pays : dans notre cas, il s'agit de tous les pays francophones du monde sauf le Québec (NDLR : le Canada est pris en charge par la filiale américaine du groupe). Depuis trois ans, nous allons régulièrement dans les pays du Maghreb : l'Afrique représente un marché d'avenir. Or c'était une zone de chalandise qui n'était pas prospectée. »

Deuxième axe stratégique : le développement de nouveaux outils. « Pendant longtemps, notre gamme a souffert d'un manque d'innovation : nous allons revenir sur le devant de la scène. » Citons la deuxième génération du Germinator, un outil à dents servant à la préparation des semences. « Des prototypes tourneront cette année. » L'outil devrait être « plus robuste » afin d'être adapté à la puissance des tracteurs d'aujourd'hui. L'aspect design sera également pris en compte : « Chaque matériel Kongskilde doit être reconnaissable. »

« Nous voulons partir sur des outils fonctionnant tout seul grâce à une programmation par GPS » poursuit Fabrice Poirier. Celui-ci fait référence à une faucheuse qui n'aurait pas besoin de chauffeur. Un projet au stade de prototype. « Dans les trois ans, l'outil pourrait être disponible sur le marché. »

 

En matière de silothermométrie

Afin de mieux coller au marché français, JF procède à une refonte de sa gamme. « Ces dernières années, JF a dépensé beaucoup d'argent en recherche et développement, ce qui a fragilisé l'entreprise et c'est pourquoi Kongskilde Industries l'a rachetée. Aujourd'hui, les produits JF sont sur le point de sortir sur le marché. »

Mentionnons une nouvelle andaineuse ainsi qu'une nouvelle faucheuse. « Avec cette dernière, on pourra faucher une hauteur d'herbe plus importante ou de l'herbe couchée. » L'engin devrait être disponible au printemps prochain. Les tarifs, selon la gamme, s'échelonneront de 3.000 à 30.000 EUR.

Côté grain, un nouveau nettoyeur-calibreur sera commercialisé en 2014. « Un appareil à la capacité doublée par rapport au matériel existant. » Très prochainement, un prototype sera testé avec du maïs. En matière de silothermométrie, n'oublions pas un nouveau testeur-enregistreur de températures et d'humidité de céréales. L'appareil, qui se présentera sous forme d'une balle, sera commercialisé en janvier prochain. Une année 2014 qui marquera le cinquantième anniversaire de la filiale française de Kongskilde Industries.

 

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