Loiret Agricole et Rural 20 octobre 2017 à 12h00 | Par FRSEA CVL

Votre alimentation a un prix

EGA. Alors que la Président de la République s’apprêtait à conclure le premier round des Etats Généraux de l’Alimentation (EGA), la Fnsea s’est projetée au contact des parisiens pour les sensibiliser sur la valeur des produits alimentaires et le revenu des agriculteurs. Le stand FRSEA Centre Val de Loire, avec 7 produits représentatifs de la région n’a pas laissé les consommateurs indifférents.

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 © FRSEA CVL  © FRSEA CVL La Fraternité... c’est aussi le partage ! © FRSEA CVL La juste rémunération du producteur ne coûterait que 2cts/litre aux consommateurs ! © FRSEA CVL Le Centre Val de Loire peut être fier de ses produits régionaux ! © FRSEA CVL Lutte contre le gaspillage : Les invendus sont remis à l’association SOLAAL ! © FRSEA CVL

Les parisiens du 10ème arrondissement auront vécu une semaine agitée … après les fonctionnaires le 10 octobre, ce sont les agriculteurs qui ont investi la place de la république le 11 octobre.

Mais pas question de défilé revendicatif ! A l’appel de la Fnsea chaque région de France a dressé un stand de produits représentatifs de son territoire.

Un seul objectif : expliquer au consommateur que son alimentation à un prix et que le revenu du producteur est partie intégrante de ce prix !

Toute la journée, les 300 agriculteurs et collaborateurs du réseau Fnsea ont expliqué aux quelques 10 000 visiteurs que le prix d’un aliment devait tenir compte de la juste rémunération de chaque maillon de la chaine alimentaire.

 

Notre métier à un prix

Depuis trop longtemps le producteur est la variable d’ajustement des distributeurs.

Quand un kilo de pomme française est vendu 1.88 € en moyenne, le producteur perçoit moins de 40 centimes …

Quand un litre de lait français est vendu 0.88 € en moyenne, le producteur perçoit moins de 0.30 centimes …

Dans les deux cas, l’agriculteur ne peut pas vivre !

Pourtant, la juste rémunération du producteur ne serait pas si néfaste au porte-monnaie du consommateur.

Pour un kilo de pomme correctement payé, il en couterait 12 cts de plus au consommateur … Pour un litre de lait, il en couterait 2 cts (!!) de plus au consommateur.

Tout est question de juste répartition de la marge entre distributeur, transformateur et producteur.

Il est grand temps que la choses bougent ! L’objectif de la du réseau Fnsea était de marquer le coup auprès du grand public en martelant un slogan simple : « Votre alimentation a un prix, Notre métier à un prix ! »

Ils nous ont dits …

Isabelle : « Je suis venue vous voir car premièrement j’aime les produits qui sont du territoire français. Je n’achète aucun produit qui vient de l’étranger car je ne sais pas ce qu’ils contiennent et s’ils ont des substances non réglementaires. »

Michel : « En France les producteurs travaillent pour l’excellence donc j’ai une grande confiance aux produits français. »

Lucille : « Ce n’est pas normal que certains produits qui viennent d’autres pays ne respectent pas les normes européennes et soient importés en France. »

Malia : « En général qu’il s’agisse des éleveurs ou des céréaliers ils font du bon travail et ils prennent soin de leurs produits. »

Habib : « Il faut qu’on fasse attention à ce que l’on mange et c’est important que l’on mette le prix ! Ce n’est pas normal que l’on puisse importer des produits de moins bonne qualité et sans prévenir le consommateur. »

Nicolas : « Je viens de discuter avec une agricultrice de Normandie et elle m’a indiqué que sur 100 € de dépenses alimentaires, un agriculteur gagne 6.2€, ce n’est vraiment pas grand-chose et c’est même intolérable »

 

Le saviez-vous …

L’agriculture : 2ème employeur de France

Avec 1.2 millions d’emploi directs et 2.2 million d’emploi induit dans l’agro-alimentaire, le secteur agricole génère plus d e10.4 milliard d’euro d’excédent commercial !

Les agriculteurs français : premiers acteurs de la biodiversité

En entretenant plus de 700 000 km de haies, et autant de bandes enherbées, les agriculteurs préservent les espèces d’oiseau menacé (tel le râle des genêts), limite le ruissellement et l’érosion, favorise le développement des petits rongeurs et insectes et favorisent la diversité végétale.

Les produits français : sûrs, sains et de qualité !

Sur 600 000 agriculteurs, 160 000 (27 %) sont engagés sur des signes officiels de qualité.

Plus de 1.5 millions d’hectares sont cultivé selon le mode de production biologique.

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