Loiret Agricole et Rural 08 juin 2018 à 15h00 | Par Agrafil

Semences bio : le Gnis espère une sortie des dérogations automatiques en 2025

D'ici 2035, l'approbation des dérogations en semences biologiques ne sera plus automatique. C'est du moins ce que souhaite l'Europe. En France, le Gnis espère une sortie précoce à l'horizon 2025.

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Le Groupement national interprofessionnel des semences et plants (Gnis) présentait à Paris, le 30 mai, les solutions mises en oeuvre pour sortir des dérogations automatiques en semences biologiques. « Une échéance européenne a été fixée pour 2035, mais l'Hexagone espère y arriver d'ici 2025, précise Michel Straëbler, secrétaire général de la commission bio du Gnis. Nous ne pourrons pas aller à la même vitesse pour toutes les espèces, mais nous savons déjà qu'à l'INAO, il est déjà prévu que nombre d'entre elles passent hors dérogation. »
« Cela signifie que pour déroger à la règle il faudra une argumentation très solide », résume Michel Straëbler. Actuellement, en cas d'indisponibilité de la semence souhaitée en bio, l'agriculteur peut, sous les conditions dictées par les règles européennes et l'INAO, demander une dérogation pour utiliser des semences conventionnelles non traitées, rappelle François Burgaud, directeur des relations extérieures. « En faisant une demande sur le site du Gnis, il reçoit immédiatement une approbation », dit-il. Certains n'auraient pas hésité à se faufiler dans la brèche en privilégiant ce type de semences plutôt que des semences biologiques, dont les coûts sont plus élevés qu'en conventionnel. « C'est peut-être la raison pour laquelle la fin des dérogations a été repoussée pour la troisième fois, à 2035, sourit François Burgaud.
Afin de mieux cerner les disponibilités en semences biologiques sur le marché, le Gnis affirme sa volonté d'affiner sa base de données. « Le nombre d'agriculteurs multiplicateurs de semences bio est passé de 492 à 607 entre 2016 et 2017, indique Michel Straëbler. Nous recensons également plus de 1 500 contrats bio, et une augmentation de 30 % par rapport à l'année précédente. »Grâce aux déclarations sur son site internet, il souhaite confronter plus précisément l'offre et la demande, avec pour objectif de mieux approvisionner le marché avec ses propres forces et des variétés adaptées aux besoins. Une refonte de la plateforme est en cours. Celle-ci devrait être en ligne d'ici mi-juin.

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