Loiret Agricole et Rural 02 septembre 2015 à 08h00 | Par actuagri

Quelques raisons de la colère en productions végétales

Le 3 septembre est une journée d'action syndicale de toutes les filières agricoles, y compris les filières végétales. Voici très rapidement quelques unes des raisons de cette action...

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- © JC Gutner

Quelques raisons de la colère…

et de la manifestation du 3 septembre

y compris pour les filières végétales

 

Betterave

Réuni en Conseil d’Administration le jeudi 27 août, les planteurs de betteraves (CGB) ont constaté une rémunération des betteraves sucrières pour la récolte 2014 en forte diminution liée à la chute du prix du sucre dans l’Union européenne ; Ils constatent que les prix de la betterave 2014 ne couvriront pas les coûts de production de la betterave et alertent les pouvoirs publics sur l’insuffisance des prix qui devrait perdurer pour la récolte 2015 ; Enfin, la perspective de sortie des quotas en 2017 oblige à gagner encore en compétitivité et donc à réduire encore les coûts de production. Ils insistent pour que des mesures soient prises en matière fiscale et sociale qui permettront de soulager les charges des planteurs et de faire face aux aléas climatiques et économiques avec des outils appropriés tels qu’une DPA revue et corrigée ; Ils attendent également les mesures incitatives annoncées en matière de consommation de bioéthanol compte tenu des avantages de cette production en matière de réduction de gaz à effet de serre dans le secteur des transports et ainsi répondre aux objectifs de COP 21. Pour toutes ces raisons, les planteurs de betteraves s’associent à l’appel de la FNSEA à manifester le 3 septembre à Paris et le 7 septembre à Bruxelles. « Il est temps que l’on considère l’agriculture comme un secteur clef de notre économie, facteur de création d’emplois et de devises et qu’on lui donne les moyens sociaux, techniques et économiques pour que nous puissions exprimer tout notre potentiel de développement, source de création de richesse pour la France » a déclaré Eric Lainé, président de la CGB.

 

Blé

« Il faut dégager l’horizon des exploitations céréalières, il faut débrider l’initiative et assurer la liberté d’entreprendre en agriculture, un secteur qui peut apporter une contribution décisive à la reprise économique et à l’emploi. Je soutiens totalement le mot d’ordre de la FNSEA demandant un moratoire sur les normes et une fiscalité innovante. J’appelle les céréaliers à manifester avec la FNSEA le 3 septembre », a déclaré Philippe Pinta, président de l’AGPB.

 

 

Maïs

L’Association générale des producteurs de maïs (AGPM) se mobilise pleinement pour la journée du 3 septembre, aux côtés de la FNSEA et de JA. Pour Daniel Peyraube, son président : « Nos demandes sont claires. Il faut d’abord pallier l’urgence et venir en aide aux exploitations maïsicoles les plus en difficulté, mais il faut aussi être capable de voir plus loin. L’année que nous venons de vivre, avec un hiver très arrosé et un été caniculaire, montre toute l’importance d’investir enfin dans le stockage de l’eau car l’irrigation demeurera la meilleure des assurances récolte. Quant aux contraintes à la production : Ecophyto, Directive Nitrates, suppression des produits phytosanitaires, interdiction des OGM… ce n’est plus tenable. Le moratoire sur les normes et entraves aux facteurs de production n’est pas une option !» La maïsiculture française a d’énormes atouts : savoir-faire d’une filière organisée, des marchés déficitaires à nos portes, des usages multiples, une culture de l’innovation… Encore faut-il en être conscient et les préserver.

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