Loiret Agricole et Rural 26 janvier 2018 à 08h00 | Par Olivier Joly

« Nous avons besoin de tous les planteurs »

Le 15 janvier, le Syndicat Betteravier du Centre a organisé une réunion d’information à Juranville. Objectif : faire le point sur la campagne.

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- © JC Gutner

Afin de faire le point sur la campagne betteravière et sur les enjeux de la filière, en décembre et janvier, le Syndicat Betteravier du Centre (SBC) a organisé sept réunions d’information. L’une d’elles a eu lieu le lundi 15 janvier à Juranville. Un rendez-vous marqué par l’intervention de Sébastien Audren, économiste à la Confédération générale des Planteurs de Betteraves : nous l’avons interrogé.

Loiret agricole et rural : Quelles ont été les conséquences de la suppression des quotas, il y a un an ?

Sébastien Audren : Suppression du prix minimum et volume garanti sur la moitié de la production historique française. Au niveau national, les surfaces betteravières sont passées de 400.000 ha à 480.000 ha, soit une hausse de 20 %. Au niveau européen, c’est 15 % de plus. S’agissant des prix, courant 2016, les planteurs ont eu des propositions de contrat par leur industriel. Selon les cas, cela va de un à trois ans. La difficulté vient des fluctuations du marché européen et mondial du sucre. Or l’industriel, pour bien rémunérer les betteraves, souhaite que les cours se maintiennent à un certain niveau. Malheureusement, actuellement, les cours mondiaux sont bas et le marché européen suit avec néanmoins une différence de 60 € : le marché actuel du sucre donne un équivalent qui se situe entre 22 et 23 €/t, hors pulpe. Mais cela ne présage pas des stratégies commerciales des entreprises (couverture de marché à terme).

LAR : Un prix de 22 ou 23 €/t couvre-t-il les coûts de production ?

S.A. : Non. Pour un rendement de 90 t/ha, le coût de production moyen français se situe à 26 € la tonne de betterave. Au sein de notre filière, nous réfléchissons à la mise en place d’un Instrument de stabilisation du revenu. Réglementairement, celui-ci existe au niveau de Bruxelles. L’enjeu : maintenir la pérennité de la filière betterave-sucre-éthanol française.

LAR : Quelles sont les conséquences de l’allongement des campagnes ?

Venez lire la suite de cet article dans notre journal.

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