Loiret Agricole et Rural 28 novembre 2013 à 08h00 | Par Alicia Martin

Manifestation. - Mobilisation régionale des entreprises !

Pour la première fois, les agriculteurs et les patrons d’entreprises ont manifesté ensemble le mardi 26 novembre devant la préfecture d’Orléans.

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La manifestation du 26 novembre à Orléans © Loiret agricole et rural  © Loiret agricole et rural 330 manifestants, tous chefs d'entreprise étaient présents © Loiret agricole et rural Les discours des présidents de la FDSEA et de la CGPME © Loiret agricole et rural Su son de maïs répandu sur la chaussée © Loiret agricole et rural

Un appel à manifestation a été lancé à tous les chefs d’entreprises de la région Centre le mardi 26 novembre devant les préfectures de chaque département. La FDSEA, les JA et la CGPME (Confédération Générale des Petites et Moyennes Entreprises) ainsi que la Fédération Française du Bâtiment (FFB), l’Union des industries et des métiers de la métallurgie, la Fédération des Taxis indépendants(FTI) et l’Union des entreprises de transport et de logistique (TLF) du Loiret ont  répondu présents en rassemblant l’ensemble des entrepreneurs concernés. Tous les départements ont participé de manière similaire devant leur préfecture ce même jour.

 

Par une lettre au Rréfet de Région, la FRSEA, les Jeunes agriculteurs et la CGPME du Centre ont fait savoir à l’administration les raisons qui expliquent ce mécontentement commun.

Les revendications sont spécifiques à chaque filière, bien sûr, mais il y a surtout la volonté partagée de retrouver un équilibre et une capacité à croître pour toutes les entreprises, quel que soit leur secteur d’activité.

Dans le détail, les exploitants et les chefs d’entreprises ont des revendications dans le domaine social (augmentation du forfait social, compte pénibilité, etc.), fiscal (CICE, TVA équine, redevance de pollution diffuse, etc.) ou réglementaire (complexité du code du travail, irréalisme des nouvelles règles de succession-transmission, etc.). Alors que l’économie aurait besoin de visibilité, les lois d’avenir en agriculture, sur la consommation, sur l’économie sont décevantes et sans ambition. Sans parler, plus spécifiquement au niveau agricole avec la réforme de la PAC qui va engendrer de nouvelles pertes de compétitivité. Les lignes rouges sont franchies.

Dans le vif

Ce mardi, les syndicats souhaitaient faire entendre leur message au gouvernement. Plus de 330 manifestants se sont retrouvés devant la préfecture pour exiger une vraie réflexion sur la fiscalité qui asphyxie les entreprises toutes activités confondues.

Le président de la FDSEA Jean Daudin et le président de la CGPME Gérard Gautier ont présenté l’ensemble des revendications aux personnes présentes. La manifestation s’est déroulée dans le calme comme cela avait été demandé mais quelques lancers d’œufs, éparpillage de paille et de poussière de maïs apportés par les manifestants  ont permis de décorer le pavé.

A 11h30 les présidents de chaque syndicat ont rencontrés le préfet pour faire remonter nos revendications auprès du gouvernement. Lors de cet entretien un manifeste rassemblant l’ensemble des demandes de chaque profession a été remis afin d’illustrer les propos tenus pendant ce rendez-vous. Le message a été clair, il faut stopper cet empilement de taxes et de contraintes ou les entreprises ne seront plus compétitives et le nombre de chômeurs ne cessera d’augmenter. « Et c’est un comble de manquer de main-d’œuvre d’un pays qui compte actuellement 3 millions de chômeurs » a précisé Jean Daudin au préfet.

 

Retour de Manif

Jean Daudin, président de la FDSEA, estime que « la gravité de la situation nous a permis de nous rassembler, peut être de mieux  connaitre nos problématique, de les exprimer et de se rendre compte quelles sont bien souvent les mêmes. Cela nous a permis de montrer une force économique importante face à l’administration et la presse présente. Les revendications spécifiques agricoles ont été rappelées, mais une nouvelle action n’est pas à exclure si le gouvernement n’agit pas. Bien entendu nous avons été écoutés par les représentants de la préfecture, qui se sont engagés à faire remonter au gouvernement ce qui nous empêche pas de d’échanger avec nos responsables politiques locaux. »

Jean-Willem Coppoolse, président des JA, est plutôt satisfait de la présence conjointes des artisans, commerçants et des différentes fédérations. « Ce mouvement était positif et donne plus de poids que les agriculteurs seuls. Le secrétaire général de la préfecture est au courant des dossiers et est bien encadré. Il ne faut pas tuer les gens qui investissent et entreprennent par rapport aux autres pays européens. Si on n’arrive pas à être compétitif au niveau mondial, il faut le rester au niveau européen. Cette année, je serai moi-même taxé à plus de 70 % entre la MSA, les impôts, etc ! Le manifeste remis en préfecture est un bon élément pour présenter nos revendications. »

Cédric Benoist, vice-président de la FDSEA déclare « le tatillonnâge administratif est de plus en plus pesant pour les agriculteurs ».

Thierry Gitton, président cantonal de Châtillon sur Loire se pose la question : « Mais que veut le gouvernement et où veut-il nous emmener avec cette réglementation et cette nouvelle PAC ? Ce n’est pas une politique d’entrepreneur. »

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