Loiret Agricole et Rural 14 septembre 2018 à 11h00 | Par Sabrina Beaudoin

Le Space 2018 a vu grand !

La 32e édition du Space a ouvert ses portes mardi 11 septembre au Parc expo à Rennes (Ile-et-Vilaine). Le Loiret agricole et rural était sur place.

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- © Sabrina Beaudoin

Le parc-expo de Rennes accueille la 32e édition du salon international des productions animales (Space) : le grand rendez-vous agricole de la rentrée. Cette 32e édition a connu un programme d’une densité inédite. Près d’une centaine de conférences, rencontres et débats ont été inscrits à l’agenda de ces quatre jours.

Tous les ans, l’événement rassemble plus de 1 400 exposants dont plus de 450 internationaux et près de 100 000 visiteurs venus du monde entier. Tous les sujets majeurs sont à l’ordre du jour, bien-être animal, sécurité sanitaire, gestion des données, prospectives des marchés, transmissions, attentes sociétales,...
L’occasion pour les professionnels français de présenter leurs dernières avancées technologiques et de partager leur savoir-faire. « Le Space est devenu le lieu incontournable pour tous les acteurs des filières françaises et internationales car il est le lieu d’innovations, de recherches, de réflexions et d’échanges nécessaires au besoin des différents maillons pour répondre à la nécessité du bien produire pour bien manger » débute Marcel Denieul, président du Space.
Au cœur des discours d’ouverture du salon, la loi agriculture et alimentation fait débat. Entre espoir et inquiétudes, les agriculteurs ne savent plus à quel saint se vouer.
«Sur la période 2001-2016, chaque litre de lait, chaque kilo de porc, volaille ou bœuf a moins rémunéré son producteur. Sur cette même période, la volatilité a fait son œuvre, déstabilisant les filières et insécurisant les producteurs. S’ils résistent c’est au prix de plus de travail et d’une adaptation permanente » insiste-t-il, en présence du ministre de l’Agriculture Stéphane Travert, venu passer du temps auprès des agriculteurs lors de la journée d’ouverture... En terminant par « la compétitivité d’une filière doit être travaillée mais pas sur le dos des agriculteurs ! »

De son côté le ministre de l’Agriculture se veut « rassurant.» « Depuis un an, nous travaillons sur la question des EGA (Etats Généraux de l’Alimentation), ils ont mis en lumière des objectifs économiques et sociétaux forts » indique-t-il. « Nous travaillons avec toute la filière pour trouver des indicateurs. Nous voulons répartir le juste prix entre les différents maillons de la chaîne pour que les agriculteurs ne soient plus les variables d’ajustement. Ils doivent être acteurs des décisions économiques qu’ils ont à prendre. Nous ne sortirons pas des EGA sans avoir les garanties nécessaires que la répartition de la valeur se fasse au profit de tous et des agriculteurs en premier lieu. Je défends l’agriculture de mon pays» poursuit-il.
Des propos qui n’ont pas échappé à Christiane Lambert, présidente de la FNSEA.
« Nous avons besoin d’être rassurés. Notre sentiment actuel est partagé entre espoir et inquiétudes. Certaines annonces imminentes sur la fiscalité agricole notamment sont de bonne augure mais la compétitivité de la ferme France est en difficulté. Nous régressons à l’échelle européenne. Nous perdons des exploitations, nous perdons des agriculteurs. Il faut sauver le soldat Agriculture française » débute-t-elle lors d’une conférence de presse au Space. Christiane Lambert a rappelé que le projet de loi alimentation et agriculture a fait son retour à l’Assemblée nationale mercredi pour une relecture à l’occasion d’une session extraordinaire. La loi alimentation et agriculture suscite beaucoup d’espoir et d’inquiétudes. « Les agriculteurs sont en attente car le président de la République a beaucoup promis. Nous attendons du concret» souligne-t-elle.
Mardi matin, la FNSEA a remis, au ministre de l’Agriculture, la charte de bon voisinage du contrat de solutions qu’elle va transmettre à toutes ses régions d’ici décembre. « Faites nous confiance, nous sommes au travail, ne légiférez pas ! » insiste-t-elle.

Espace pour demain
Cette année, dans le prolongement du thème sur la robotique qui avait été retenu l’an passé, les élus des chambres d’Agriculture et le Space ont choisi de s’intéresser aux innovations qui sont au service de l’amélioration des conditions de travail des éleveurs. Par exemple, grâce à la réalité virtuelle, il est possible de savoir quels sont les bons gestes à réaliser et ceux qui sont à proscrire. Une bonne posture en salle de traite, par exemple, peut limiter les risques de douleurs lombaires.

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