Loiret Agricole et Rural 02 septembre 2020 à 17h00 | Par Doriane Mantez

Laurent Pietraszewski en visite sur le territoire loirétain

Mardi 1er septembre, le secrétaire d'État chargé des Retraites et de la Santé au travail, Laurent Pietraszewski, était en visite dans le Loiret. Il s’est notamment rendu à la pépinière des Pinelles à Saint-Denis-en-Val.

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En visite dans le Loiret, le secrétaire d'État, Laurent Pietraszewski (au c.) a visité la pépinière des Pinelles, gérée par les frères Patrice et Bruno Baudu.
En visite dans le Loiret, le secrétaire d'État, Laurent Pietraszewski (au c.) a visité la pépinière des Pinelles, gérée par les frères Patrice et Bruno Baudu. - © Doriane Mantez

Dans le cadre de l’entrée en vigueur du nouveau protocole sanitaire en entreprise à compter du 1er septembre, Laurent Pietraszewski, secrétaire d’État chargé des Retraites et de la Santé au travail, s’est rendu dans le Loiret pour faire un point sur la situation épidémique en entreprise et les mesures de prévention pour y répondre.

Au cours de cette journée loirétaine, il a fait une halte à la pépinière des Pinelles, située à Saint-Denis-en-Val, pour y rencontrer les représentants du monde agricole sur le thème de la santé au travail et sur les problématiques spécifiques à la filière horticole et le contexte lié au Covid-19.

Les frères pépiniéristes Patrice et Bruno Baudu lui ont présenté leur entreprise agricole qui élève des milliers de jeunes pousses, sur 13 hectares, dont 2 ha la lavande. « On a une activité hors-sol, tout est en pot. On achète le jeune plant, nous ne sommes pas multiplicateurs mais éleveurs de plantes à destination des jardineries ».

Le secrétaire d’État (à d.) s’est montré attentif aux remarques de Jean-Marie Fortin, président de la chambre d’Agriculture du Loiret.
Le secrétaire d’État (à d.) s’est montré attentif aux remarques de Jean-Marie Fortin, président de la chambre d’Agriculture du Loiret. - © Doriane Mantez

À ce jour, la pépinière emploie 18 salariés permanents et une trentaine de saisonniers, embauchés à 95 % via le groupement d'employeurs Pluralis. « Nous travaillons depuis plus de 20 ans avec le groupement précise Patrice Baudu, également président de la structure. Nous partageons la même philosophie qui est de fidéliser les salariés à l’entreprise en leur permettant de passer d’un emploi précaire à durable ».

Le président de la chambre d’Agriculture, Jean-Marie Fortin, a complété : « Aujourd’hui on arrive à résoudre les problèmes en mettant des valeurs humaines derrière les choses. Pluralis fait un travail d’accompagnement, avec la volonté de créer, construire ensemble autour de valeurs. C’est une démarche vertueuse qui a une vraie efficacité économique ».

Le secrétaire d'État a alors commenté : « Vous jouez sur l’innovation sociale et c’est important. Le groupement vise à réduire la précarité tout en réduisant le turn-over, c’est une solution gagnant-gagnant ».

Jean-Marie Fortin a rebondi en demandant « l’exonération des charges y compris et surtout pour les CDI. Ça conforterait les groupements dans leurs démarches vertueuses et limiterait les groupements d'employeurs fantômes de type agences d’intérim ». Laurent Pietraszewski s’est montré particulièrement attentif aux remarques et suggestions de Jean-Marie Fortin et a assuré y répondre.

Laurent Pietraszewski est reparti avec un plant de lavande, qu'il a assuré "replanter à son travail".
Laurent Pietraszewski est reparti avec un plant de lavande, qu'il a assuré "replanter à son travail". - © Doriane Mantez

Il a ensuite rappelé que « pendant que certains étaient chez eux, les agriculteurs ont continué de travailler pour nous permettre de manger. Ils nous ont permis de passer cette crise sanitaire du confinement ».

Une belle occasion pour Cendrine Chéron, présidente de la MSA Beauce-Cœur de Loire, de rebondir sur les lourdes conséquences engendrées par cette période sur certaines exploitations agricoles, notamment horticoles : « Quand on perd 300 000 euros de chiffre d’affaires en l’espace de trois semaines et que vous avez 35 salariés à gérer c’est très très compliqué. Une entreprise agricole c’est une raison de vivre et des situations critiques comme celle-ci peuvent amener le chef d’entreprise à la panique. Au même titre que les inondations de 2016, il faudrait penser aux exonérations de charges avec échéancier différencié ».

Conscient de la difficulté d’une activité saisonnière, de plus sujette au climat, le secrétaire d'État a insisté sur la mise en place d’un Prêt garanti par l'État (PGE), mais aussi sur le report de charge, un fonds de solidarité et le chômage partiel. « Je partage ça et ajouterais même que c’est important de répartir justement la valeur ajoutée. C’est d’ailleurs pour cela que nous avons démarré les EGA et que nous continuons ».

Il a ensuite ajouté : « la MSA est un bel exemple en matière de proximité sociale. Je crois à la réponse délocalisée et locale où l’on se parle. La MSA fait cela très bien et a un super maillage territorial. Le monde agricole nous a montré l’exemple ».

Il a conclu cette rencontre en annonçant « nous sommes acteurs de notre sécurité. Se protéger, protéger les autres, l’entreprise pour laquelle je travaille et mon emploi par la même occasion ».

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