Loiret Agricole et Rural 15 mai 2014 à 21h59 | Par Olivier JOLY

Expérimentations. - Les essais du GDA Loire-Beauce à la loupe

L'entité travaille dans trois directions. Objectif : augmenter les rendements tout en réduisant les intrants.

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Un essai de variétés d�orge d�hiver à Saint-Péravy-la-Colombe. © (Photo GDA Loire-Beauce) Guillaume Joly, animateur du GDA : « 2014 est une année particulière. » © Loiret agricole et rural.

Blé dur d'hiver, blé tendre d'hiver, orge d'hiver et maïs grain : c'est le programme d'essais du Groupement de Développement agricole (GDA) Loire-Beauce. Commentaire de Guillaume Joly, l'animateur de la structure : « Quel que soit le type de culture, l'objectif est de repérer les variétés les plus productives et les sensibilités variétales face aux maladies. » Les essais sont réalisés sur des microparcelles de 10 m2 avec trois répétitions par modalité. « Cela permet de voir s'il existe des différences significatives entre elles. » Du semis à la récolte, plusieurs opérations sont effectuées : comptage de densité, relevé de maladies et de caractéristiques telles que le nombre de pieds au m2, etc.

Les essais sur blé tendre portent à la fois sur des variétés hybrides et classiques. « Certaines d'entre elles ne sont pas encore commercialisées et si elles le sont à partir de 2015, nous saurons déjà quel est leur potentiel dans notre terroir. » Au moment des récoltes, la productivité, c'est-à-dire le rendement et le taux de protéines, est observé de près. Comme son nom l'indique, Hyfi est une variété hybride. « Elle est censée avoir un rendement un peu supérieur. »

Plussur est une variété classique de blé dur. « Une variété testée sur une seule année et dont les résultats ont besoin d'être confirmés sur deux ou trois ans. En 2013, elle est arrivée en tête en région Centre : elle associe qualité et rendements. L'an dernier, elle a été peu sensible à certaines maladies. Toutefois, en 2014, en raison des conditions météorologiques, elle est sensible à la rouille jaune, ce qui nécessite des traitements supplémentaires. »

Une courbe de réponse à l'azote

L'essai de fertilisation azotée sur blé dur s'inscrit dans le cadre d'un comité technique régional piloté par Arvalis. Objectif : obtenir des références sur le coefficient de besoin en azote de certaines variétés. « Certaines d'entre elles vont avoir besoin de plus d'azote et être capables de produire plus de protéines. » Ledit coefficient représente les besoins en azote/quintal produit. La méthodologie ? « On réalise une courbe de réponse à l'azote. Mais, avant, on calcule une dose optimale et, à partir de là, on effectue plusieurs modalités avec des doses différentes autour de cette dose pivot. Au moment de la récolte, on analyse un échantillon et on regarde dans le sol ce qui reste comme azote. » Ce reliquat post-récolte vise à savoir ce qui n'a pas été absorbé par la plante. « Il existe plusieurs modalités où on fractionne en trois ou quatre apports : on essaie de voir à quel moment ce sera opportun de piloter au GPN Pilot. Objectif : donner des points de repères pour conseiller les adhérents sur l'utilisation de l'outil. »

Un avantage économique et environnemental

Le GDA Loire-Beauce travaille également sur du colza associé à des plantes compagnes : trèfle et vesce. « Le premier objectif consiste à voir la faisabilité de cette technique innovante. » L'enjeu : gagner en désherbage en début de cycle car les plantes compagnes vont couvrir les adventices. Deuxième objectif : « Apporter de l'azote supplémentaire grâce aux légumineuses : celles-ci vont fixer l'azote de l'air dans leurs nodosités. » En théorie, cela apporte un avantage économique, avec une baisse des charges d'intrants, et environnemental, via une réduction de l'Indice de Fréquence de Traitement.

« Dans la pratique, 2014 est une année particulière. On choisit des espèces gélives pour qu'elles disparaissent à l'hiver et qu'il ne reste que la culture principale au printemps. Or il n'a pas gelé. Conséquence : il a fallu refaire un désherbage. Mais il faudra attendre la fin de l'année pour dresser le bilan économique et environnemental de l'essai. Le choix des variétés des plantes compagnes est primordial : certaines gélives vont geler à des températures moins basses que d'autres. »

À noter

Le GDA Loire-Beauce organise une visite d'essais le vendredi 13 juin à Villamblain. Au programme : découverte des expérimentations sur blé tendre, blé dur et maïs ainsi que du pilotage de la fertilisation azotée sur blé dur. La journée est ouverte à tous. Pour tout renseignement complémentaire, joindre le 02.38.75.81.22.

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