Loiret Agricole et Rural 01 mars 2019 à 11h00 | Par Sabrina Beaudoin

Concilier robot et pâturage

Dans le cadre de portes ouvertes spécial bâtiments d’élevage, Alysé s’est rendu au Gaec les Bonneaux à Lorris : un élevage bovins lait, 105 vaches normandes, avec robot et pâturage.

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- © Sabrina Beaudoin

Alysé a organisé des portes ouvertes au Gaec Les Bonneaux à Lorris, mardi 6 février. Les frères Jean-Claude et Jean-Marie Tardif ont installé deux robots GEA, mis en route en décembre 2017.

235 000 euros d’investissement
L’ancienne salle de traite de 2x6 postes n’était plus adaptée au cheptel, 105 vaches normandes. Après dix-huit ans de loyaux services, il était temps d’envisager une rénovation. « Nous n’avions pas assez de place dans le bâtiment pour faire une salle de traite plus performante. C’est pourquoi nous avons choisi d’investir dans deux robots », explique l’éleveur. Le Gaec a choisi la marque GEA qui offre la possibilité d’isoler un quartier durant la traite, traite qui se fait par l’arrière. Un investissement de l’ordre de 235 000 euros. La gestion du pâturage avec le robot n’est pas évidente à maîtriser. « L’objectif était de conserver notre système de pâturage », explique Jean-Marie Tardif. « Nous avons le parcellaire qui se prête idéalement au pâturage », insiste-il. « C’est un système qui fonctionne en termes de marge car ils économisent en concentrés grâce au pâturage », assure David Mesnil, de l’entreprise Alysé.
« En moyenne, c’est 2,6 traites par vache et par jour, deux traites par vache et par jour pour les vaches à l’herbe », poursuit-il. Une traite au robot dure entre six et huit minutes. Le Gaec a opté pour du pâturage tournant, une parcelle de jour et une parcelle de nuit. « Les vaches ont compris que pour avoir une herbe plus fraîche ou verte, elles devaient se faire traire pour repasser par la porte de pâturage qui va les envoyer dans une seconde parcelle », explique le conseiller Alysé. Les vaches doivent avoir l’accès libre au bâtiment. Concilier robot et pâturage nécessite de l’adaptation. Ce système au Gaec des Bonneaux fonctionne car il n’y a que cinquante vaches à traire par stalle.

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