Loiret Agricole et Rural 13 juillet 2018 à 12h00 | Par Olivier Joly

BCO investit 11,5 millions d’euros à Sermaises

Beauce Champagne Oignons se dote d’une unité de conditionnement ultramoderne. S’étendant sur 8 500 m2, l’outil sera mis en service à la fin du mois.

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Les enjeux : qualité, régularité, souplesse et réactivité.
Les enjeux : qualité, régularité, souplesse et réactivité. - © Olivier Joly

Responsable technique de Beauce Champagne Oignons (BCO), Florent Delaunay raconte : « À la fin des années 1990, les présidents de trois coopératives se rapprochent et décident de partager un destin commun sur la filière condimentaire. » Les trois coopératives en question étaient les suivantes : Germi (Loiret), CAPR (Ardennes) et la coopérative d’Éclaron (Haute-Marne). La fusion des trois entités et la naissance de BCO intervinrent en 2002. « La coopérative a mis dix ans pour constituer un groupe soudé. » L’un des enjeux fut de définir des règles de fonctionnement. Dans ce but, des voyages d’études aux Pays-Bas et en Espagne furent organisés. « Les producteurs avaient un esprit coopératif développé et des cultures communes, céréales principalement. »


En 2011, la coopérative entama une réflexion stratégique et, fin 2014, le conseil d’administration décida de construire un outil de conditionnement à Sermaises. Objectif : répondre à des attentes de clients insatisfaites. Une commission industrie fut mise en place et des déplacements en Europe furent organisés afin de voir ce qui existait ailleurs et qui pouvait être applicable au métier du condiment. S’en suivit une phase d’étude. Les travaux démarrèrent en juin 2017 et le nouvel outil sera mis en service à la fin du mois. Un bâtiment de 8 500 m2. Montant de l’investissement : 11,5 millions d’euros.


Maximiser le revenu du producteur
« On ne travaille que les bulbes » déclare Florent Delaunay. L’unité de conditionnement disposera du tri optique. « On retirera tous les corps étrangers du flux de matière indique le technicien. La caméra détectera les défauts à l’intérieur des bulbes, notamment la pourriture. Actuellement, ce système n’existe nulle part. L’enjeu : avoir un produit qui ne se détériore pas en magasin. » Une autre caméra triera chaque bulbe selon son aspect. « On ne travaille plus lot par lot mais bulbe par bulbe. Notre métier consiste à maximiser le revenu du producteur. D’où une recherche de valeur. La caméra servira également à définir le diamètre et la forme des bulbes. En outre, on pèsera chaque bulbe : en combinant les trois éléments, on fera du calibrage très précis. » L’usine disposera d’un système de supervision : tout produit rentrant sera tracé dans le process. En outre, la manutention des produits sera automatisée : qualité, régularité, souplesse et réactivité...

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